Le Fonctionnement de la Mafia

 

 

D’après Roberto Saviano,auteur du livre Gomorra ,  la mafia est « une organisation criminelle fondée sur le business ».

 

En effet, on peut observer que la mafia à un fonctionnement très ordonné, tant au niveau économique que politique. Son fonctionnement économique est similaire à celui d’une entreprise. L’organisation mafieuse va être dirigée par le « chef suprême », père de famille obligatoirement Italien, puis, il aura en dessous de lui, son conseiller, qui est généralement un avocat, et le sous-chef, un oncle par exemple, mais qui doit appartenir à cette même famille. Ces deux « bras droits » dirigent les Caporegimes (qui pour les grandes familles mafieuses, peuvent être cinq ou six...), c’est-à-dire les chefs infiltrés dans différentes régions. C’est notamment le cas dans le film Gomorra, à travers les différents clans. Ces chefs contrôlent les Soldiers (les commerçants...), qui doivent rapporter l’argent à travers leur commerce (illégal en général). De plus, on trouve en bas de l’échelle, les Picciotos, autrement appelé les « gros bras ». Ce sont ceux qui font « le sal boulot » comme les assassinats, les vols, les trafics de drogue, d'armes... Ils ne font généralement pas partis de la famille dont est le Chef suprême.

 

Ainsi, on constate que la mafia a une organisation qui est tout à fait réfléchie en faveur des chefs ; ceux-ci ne traitent jamais directement avec « les gros bras » qui reçoivent leurs ordres par les Soldiers qui les reçoivent eux-mêmes par les Caporegimes. Donc, les chefs ne peuvent pas être mis en relation avec ses employés-criminels et la police ne peut donc pas prouver qu’il y a un lien entre eux. Ainsi, les chefs restent intouchables. De plus, il ne doit y avoir également aucun lien familial entre les Chefs et les « gros bras » pour limiter les risques d’arrestation et que la police établisse un quelconque rapprochement.

 

Par ailleurs, les familles dont l’un des membres fait partit de cette organisation, est entièrement mise sous le contrôle de la mafia, elle aussi. Ainsi, les femmes ne travaillent pas (ou simplement au sein de la cité contrôlée par la Mafia dans laquelle elles vivent en y faisant les courses par exemple) et les enfants ne vont pas à l’école, ils se forment au contraire aux valeurs de la Mafia, avec la violence comme règle. Ces familles touchent un salaire en échange du travail fourni par leur mari  qui leur permettent de survivre. Cependant, ce salaire sert aussi de moyen de chantage pour que ces familles ne s’essaient pas à quitter la mafia ou parler et dénoncer la mafia aux autorités.

 

Evidemment, l’argent de ses salaires correspond aux revenus illégaux des trafics mafieux infiltrés à travers diverses entreprises dans plusieurs Etats. Ces entreprises peuvent être illégales (drogue, proxénétisme, trafics d’organes …) ou légales (agences de tourisme , magasins de vêtements, restauration, entreprise de recyclage d’ordures…) . Mais ces entreprises dites « légales », ne le sont pas ; elles servent de couverture face au fisc par exemple et de moyen de blanchiment d’argent. Ainsi, sans le savoir, nous entretenons les mafias en consommant leur production. Par exemple, à Paris notamment, certains magasins de vêtements luxueux sont en fait sous le contrôle de la Mafia. On peut donc dire que la Mafia est organisée de façon à produire et vendre rapidement et donc à obtenir des sommes colossales très vite et à entretenir son organisation. Mais, en procédant ainsi, la mafia a réussi non seulement à faire fonctionner son organisation comme une très grande entreprise mais aussi à s’infiltrée dans l’économie de l’Etat (via les entreprises légales, donc comprises dans le PIB) sans aucun respect des normes et des valeurs de nos sociétés.

 

La mafia est donc devenue officieusement un agent ou un élément nécessaire au fonctionnement économique de l’Italie. Elle est même supposée dans le PIB de ce pays.

 

 

 

Schéma bilan n°1 :

 

 

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